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La râleuse la plus connue de la moto sphère,
c'est chirurgien qu'elle aurait aimé faire "quand elle serait grande".
Difficile à croire, tant elle s'est acharnée à zigzaguer sur d'autres
chemins
et finalement mener une vie pour le moins mouvementée.
C'est ce qu'elle nous raconte dans son
dernier livre autobiographique, "sans filet", après le succès
des
désormais incontournables aventures motardes des "Motorâleuses"
dont le quatrième tome est en préparation.
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Une enfance un peu trop contrainte par
des entraînements gymnastiques intensifs et un père trop normatif
expliquent sans doute que la douce gamine réservée rejoigne assez tôt
les mauvais garçons pour leur emprunter motos et verbe fleuri. Et
respirer le vent de liberté qu'elle ne lâchera plus, à peine ses 14 ans
passés. Même si "les motos que je chevauchais étaient plus souvent au sol que sur la route", avoue-t-elle, plutôt fière.
Pour
ce qui est de l'école, c'est donc celle de la vie que cette butineuse a
choisie. L'occasion de se forger un sacré caractère entre midinette
révoltée et excentrique téméraire.

Sans
états d'âme inutiles, Cathie nous entraîne dans une description sans
complaisance mais sans complexe dans sa succession de boulots
loufoques, frisant parfois l'invraisemblance : entraîneuse à Poitiers,
strip-teaseuse de Marignane à l'Afrique, ouvrière en usine, peintre
aéro ou journaliste pour ne citer que ceux-là, Cathie se décrit en
tornade explosive partout où elle passe, sans jamais se plier aux
convenances ou autres compromis.
On fatigue presque à suivre les
péripéties trépidantes de Cathiiiiiie, faites de déboires poisseux et
de triomphes inespérés. Que ce soit pour comprendre sa vision acerbe et
ironique de notre monde et ses petits arrangements avec la médiocrité,
ou ses états d'âmes, rapidement balayés par l'aventure - galère ou
victoire - suivante. Ce périple, qui nous la ramène vers la moto avec
sa participation au Moto Tour 2004 et peut-être son port d'attache,
l'écriture, se consomme sans modération, au risque de couper le souffle.
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